Blog de Wally

Ce qui est hors des gonds de la coutume, on le croit hors des gonds de la raison. - Montaigne

Obama for President ?

Barak Hussein Obama en tête dans les Caucus de l’Iowa, qui lancent traditionnel la course à l’investiture pour les élections présidentielles américaines.
Attention Obama n’est pas encore élu. Loin s’en faut ! Mais qu’un candidat noir arrive en tête des électeurs d’un état à plus de 90 % blanc et plutôt rural mérite en soi d’être souligné.
Imaginez la même scène en France. Imaginez déjà un candidat noir, en bonne position dans la lutte finale lors d’une élection majeure. Et oui, les plus perspicaces auront trouvé au moins deux incongruités dans la phrase précédente.
Les américains, malgré tous leurs défauts ont sur ce point beaucoup à nous apprendre. Certes la position des minorités reste un vrai problème aux Etats-Unis. Certes celà ne sera pas réglé par magie si par chance un noir était élu à la tête du pays le plus puissant du monde, mais avouez que le symbole aurait de la gueule !


« En mer il n y a pas de limites aux rêves… »

Un véritable exploit, pas de ceux “à la mords moi le noeuds” dont on nous rebat les oreilles à longueur de temps. Non ! Un de ceux qui devraient rester dans la légende du sport est en train de se dérouler dans l’anonymat le plus complet.
Francis Joyon est parti pour battre le record du tour du monde à la voile en solitaire détenu par Hélène Mac Arthur, qui lui avait ravi ce même record.
Il est juste en train de pulvériser tous les chronos aux différents points de passage. Il s’est même permis de battre lors de ce tour le record de la traversée de l’océan indien déténu par un catamaran en équipage, excusez du peu !

L’homme est aussi discret qu’il est talentueux. Un vrai marin dur au mal.
Petit extrait du descritpif de son bateau :
“L’espace de vie est sans compromis et pas plus “cozy” que n’était le premier IDEC, avec aucune concession au froid… pas de chauffage ni séchage, pas de moteur thermique donc pas de possibilité de chauffer le bateau…”
Lorsque l’on sait que la majeure partie du temps est passé à tourner autour de l’antarctique, à proximité des icebergs, ça donne un bon aperçu du bonhomme.
Si l’aventure vous intéresse, une seule adresse :
http://www.trimaran-idec.com et la cartographie pour suivre le périple et se rendre compte de l’avance sur le record précédent.



Du rififi dans les gènes…

Fadela Amara qui jugeait il n’y a pas si longtemps «dégueulasse» la volonté de recourir aux tests ADN dans le cadre du contrôle du regroupement familial, parle maintenant d’un « quiproquo », Phrase lâchée hier à l’issue d’un petit déjeuner de conciliation à l’UMP. Ca laisse rêveur… Elle n’a évidement à aucun moment envisagé de démissionner. Pense t’elle réellement pouvoir faire changer les choses de l’intérieur ? Ce serait au mieux de la naïveté, de l’aveuglement, au pire de l’ambition qui la pousserai à avaler n’importe quelle couleuvre pour tutoyer ce qu’elle pense être du pouvoir alors qu’elle n’est qu’un pauvre alibi. Remarquez, elle est en belle compagnie, entre Jack Lang et surtout Bernard Kouchner. Mais qui se souviendra d’elle dans quelque temps ? Qui se souvient du dernier ministre en charge de l’intégration qui a quitté les affaires il y a à peine 6 mois ?

A en croire le gouvernement, le recours aux tests ADN, un « détail », serait en fait une mesure visant à aider les immigrés sans papiers en leur permettant de prouver leur bonne foi et non pas pour les empêcher de faire venir leur famille… La bonne affaire !
Comment peut-on penser les gens assez stupides pour essayer de leur faire croire que cette mesure proposée par le “grand humaniste social” Mariani avait cette volonté ? Plus c’est gros, plus ça passe !
Hortefeux, défendant cet amendement auquel il ne croit pas le justifie a posteriori en se disant en phase avec le peuple puisque 56% des français seraient pour. Flatter le peuple dans ce qu’il peut avoir de plus bas, de plus médiocre et d’étriqué, quel grandeur ! Quelle élévation ! La devise de Hortefeux pourrait-être : « Je suis leur chef donc je les suis ! »
On peut évidemment se dire que nous sommes minoritaires et que nous ne pouvons donc pas grand chose. La pire des défaites étant probablement le renoncement, rien ne peut nous empêcher comme déjà plus de 200 000 personnes d’exprimer publiquement notre désaccord en signant la pétition anti-test ADN avant le 22 octobre, date de l’adoption définitive du projet de loi.
L’ADN est une avancée scientifique trop importante pour l’abandonner au politique.

Vous pouvez signez la pétition ici : http://www.touchepasamonadn.com/

PS : Après quelques recherches, le dernier Ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances était Azouz Begag…


O sol de Lisboa !

Quelques jours de vacances sous le soleil de Lisbonne pour oublier la grisaille estivale française. Une ville toujours aussi rayonnante.
Deux souvenirs ramenés de cette escapade :

Les pasteis de Belem

Prenez une none, des oeufs, du sucre, de la cannelle, un peu de pâte feuilletée.
Laissez la none casser les oeufs et partir avec les blancs pour se tailler la coiffe en pointe (avec tout le respect que je lui dois). Avec les jaunes préparez une crème onctueuse que vous verserez dans des petits moules préalablement recouverts avec la pâte feuilletée.
Passez au four et servez tiède saupoudré de sucre glace et surtout de cannelle.
Une recette diabolique créée par des nones. Dieu serait-il parfois d’inspiration démoniaque ?

Si vous allez un jour au Portugal vous trouverez un peu partout de ces Pasteis, mais surtout ne cédez pas. Les seuls qui vaillent la peine d’être mangés sont à Belem (quartier à l’ouest de Lisbonne). L’endroit s’appelle… « Pasteis de Belem ». Vous devriez trouver, il y a la queue jusque sur le trottoir.
Vous pourrez les savourer accoudé au comptoir ou, avec un peu de chance, assis avec une tasse de thé. Bom apetite.

Une soirée Fado

Allez à Lisbonne et ne pas profiter d’une soirée pour écouter du Fado, c’est un peu comme aller au Mac Do et vouloir absolument prendre une salade… Un peu fumeuse comme comparaison, je vous l’accorde.
Restait donc à trouver l’endroit, le vrai. Ne pas se retrouver dans un de ces repères à touristes en mal d’exotisme prêts à croquer dans n’importe quelle morue au son plus ou moins juste d’une chanteuse toute fraîchement sortie de son dernier cours de Fado pour les nuls.
Conseillés par l’autochtone, nous nous sommes donc retrouvé au Clube de Fado, au coeur de l’Alfama (quartier populaire de Lisbonne), entourés de Portugais, c’est bon signe, d’un certain âge, c’est encore plus rassurant. Nous étions sur la bonne voie.
L’endroit est plein comme un oeuf. L’accueil est impeccable. Il nous faut attendre une bonne demi-heure pour pouvoir enfin accéder à l’antre. Nous prenons place dans un coin.
A la table voisine, un coq sur le retour, le poil luisant ramené en arrière, gominé jusque sous les aisselles, roucoule deux belles poulettes. La nuit s’annonçait bien.
La soirée avance et les fadistes se succèdent. Une jeune blondinette, bien faite de sa personne, trop nette pour être pour être vrai, aux accents Céline Dionesques pousse des notes qui semblent s’enfuirent aussitôt libérées. Un peu trop braillarde à mon goût. Une brune plutôt quelconque (musicalement parlant), succède à un vieux chanteur, costume noir impeccable sur une voix grave de stentor qui interprète l’émotion d’amours probablement ratées. En fermant les yeux, je me suis retrouvé au coeur du « chanteur de tango », merveilleux livre dont je vous ai déjà parlé. Le fado avait à cet instant des accents de tango.
Il se fait tard. Tous les chanteurs sont passés et la soirée touche à sa fin. C’est alors que dans cette ambiance rouge feutrée, tamisée à souhait pour conférer à la scène la touche romantique qui sied à ce genre d’endroit. C’est alors disais-je, que notre voisin se lève, traverse la petite salle et vient se poser au milieu des deux guitaristes et du contrebassiste. Le poil luit toujours, la chemise s’est légèrement ouverte. Il esquisse un sourire presque gêné. Un murmure parcours la salle. Les lisboetes plus âgés s’agitent sur leur chaise, s’envoient des regards qui en disent long.
Aux premières notes poussées, à peine murmurées, la salle est sous le charme, reprend en coeur les refrains. La voix s’arrête, le public continue. La voix reprend, c’est l’extase. Les femmes ont rajeuni de 20 ans… leurs maris sont ravis. Trois, quatre chansons s’enchaînent et c’est fini. Des pouces se lèvent au milieu des applaudissements. Notre voisin regagne sa place non sans avoir serré quelques mains.
Nous étions assis à côté d’un vedette et nous ne le savions pas.
Honte à nous !


C’est reparti pour une saison !

Chose promise… Voici enfin les premières archives de la saison 2007 de “l’Afrique enchantée” diffusée chaque jour sur France Inter de 17h à 18h.

Nouveauté cette année, les émissions sont en MP3. Vous avez été nombreux à le demander.
Vous avez maintenant la possibilité de les écouter en ligne ou de les télécharger pour les savourer en balade…

Merci pour vos messages d’encouragements et d’impatience pour avoir accès aux émissions 2007.
Il n’y a pas encore toutes les émissions diffusées. Je les mettrai en ligne au fur et à mesure de mes disponibilités. Soyez patients et compréhensifs avec le petit frère !!
Bon écoute !


L’Afrique enchantée – archives des émissions – 2007

Accédez aux archives : 200820072006


© Xabi Etcheverry

Nouvelle saison, nouvelle équipe :
Souleymane Coulibaly dit Solo Soro et Guillaume Thibault
Un grand merci à la nièce Hortense (Volle) pour son travail et ses encouragements.

  Les archives :  
    31/08/2007. La sortie du bois sacré
  30/08/2007. L’Afrique urbaine
  29/08/2007. Le Togo
  28/08/2007. Le Liberia
  27/08/2007. L’Egypte
  24/08/2007. Le Gnamakoudji
  23/08/2007. L’Ethiopie (2)
  22/08/2007. L’Ethiopie (1)
  21/08/2007. Le Ghana
  20/08/2007. La Centrafrique
  17/08/2007. Le Bilbil
  16/08/2007. Le Zimbabwe
  15/08/2007. Le Sénégal (2)
  14/08/2007. Le Sénégal (1)
  13/08/2007. Le Mozambique
  10/08/2007. La Boukha
  09/08/2007. Le Cap Vert
  08/08/2007. Le Gabon
  07/08/2007. L’Afrique du Sud
  06/08/2007. La Guinée
  03/08/2007. Le togwa
  02/08/2007. Le Nigeria (2)
  01/08/2007. Le Nigeria (1)
  31/07/2007. Le Bénin
  30/07/2007. Spéciale Congo Musical
  27/07/2007. Le Bissap
  26/07/2007. La République Démocratique du Congo (RDC)
  25/07/2007. Le Congo-Brazza
  24/07/2007. La Mauritanie
  23/07/2007. Le Niger
  20/07/2007. Le dolo
  19/07/2007. Djibouti
  18/07/2007. L’Algérie (2)
  17/07/2007. L’Algérie (1)
  16/07/2007. Le Burkina Faso
  13/07/2007. Bandji
  12/07/2007. L’Angola
  11/07/2007. La Côte d’Ivoire (2)
  10/07/2007. La Côte d’Ivoire (1)
  09/07/2007. Le Maroc
  06/07/2007. Sodabi
  05/07/2007. Madagascar
  04/07/2007. Le Mali (2)
  03/07/2007. Le Mali (1)
  02/07/2007. Le Cameroun
 

Des mots pour le dire… et les décrire

Entendu samedi matin sur Europe 1, un entretien avec Damon Mayaffre, chercheur au CNRS, spécialiste de l’analyse du discours politique contemporain. Il a analysé les discours de campagne de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal et nous livre une analyse des plus intéressantes sur la forme et le fond.


Les médias, fabrique de l’opinion ?

Trouvé sur un média suisse :
Le linguiste Jean Véronis a constaté que la semaine précédant le premier tour de l’élection présidentielle, le taux de citation des candidats dans la presse nationale française rejoint presqu’à la virgule près… le résultat des urnes ! Jugez plutôt.

Quid du deuxième tour ?
Jean Véronis n’a pas pu résister, il a publié sur son blog les résultats enregistrés entre le 24 et le 30 avril inclus. Sans surprise, Nicolas Sarkozy arrive en tête. Le candidat de droite enregistre un taux de citation de 51,9% dans le quotidien économique Les Echos, le journal qui a eu les taux de citation les plus proches des résultats lors du premier tour. Prémonitoire ? Jean Véronis met en garde: “Ceci n’est pas un outil de prédiction, mais d’observation, et d’étude…”
TNS Sofres propose une autre analyse de l’impact médiatique des candidats ici.

(1) Selon l’étude de Jean Véronis, moyenne des taux de citation dans Les Echos, Le Parisien, Le Monde, Libération, Le Figaro, Marianne, L’Humanité.
(2) Résultats publiés par le ministère français de l’Intérieur.


Ils ont voté !

A porter ma vie sur mon dos
J’ai déjà mis cinquante berges
Sans être un saint ni un salaud
Je ne vaux pas le moindre cierge
Marie maman voilà ton fils
Qu’on crucifie sur des affiches
Un doigt de scotch et un de gin ,fils

Ils ont voté… et puis après ?

J’ai la mémoire hémiplégique
Et les souvenirs éborgnés
Quand je me souviens de la trique
Il ne m’en vient que la moitié
Et vous voudriez que je cherche
La moitie d’un cul à botter?
En ces temps on ne voit pas lerche
Ils n’ont mêm’plus d’cul les Français!

Ils ont voté… et puis après ?

C’est un pays qui me débèqu’te
Pas moyen de se faire Anglais
Ou Suisse ou con ou bien insecte
Partout ils sont confédérés
Faut les voir à la télé-urne
Avec le général Frappart
Et leur bulletin dans les burnes
Et le mépris dans un placard

Ils ont voté… et puis après ?

Dans une France socialiste
Je mettrais ces fumiers debout
A fumer le scrutin de liste
Jusqu’au mégot de mon dégoût
Et puis assis sur une chaise
Un ordinateur dans l’gosier
Ils chanteraient la Marseillaise
Avec des cartes perforées

Le jour de gloire est arrivé…