Blog de Wally

Ce qui est hors des gonds de la coutume, on le croit hors des gonds de la raison. - Montaigne

V comme Vendetta ou l’éloge de la résistance.

Comme son titre ne l’indique pas ce film n’est pas simplement une histoire de vengeance.

Dans l’Angleterre du 21è siècle d’après conflit mondial, un commandeur maintient la population dans une soumission et une ignorance qui n’a d’égal que la force de sa répression. Seul un justicier masqué décide de résister et d’entraîner le peuple dans cette résistance. Tirée de la bande dessinée du même nom écrite dans les années 80 en réaction au Thatcherisme triomphant cette fable nous rappelle quelques principes que l’on a un peu trop souvent tendance à oublier :

– Ce n’est pas au peuple d’avoir peur de son gouvernement, mais l’inverse.
– Le besoin de sécurité ne peut justifier d’abandonner sa liberté.
– La liberté n’est pas acquise. Il faut se battre pour l’obtenir et la conserver.
– Le recours à la violence est parfois légitime.

Pas étonnant que le gouvernement américain l’ait considéré comme abjecte car faisant l’apologie du terrorisme. Il confonde aisément terrorisme et résistance. Les confonde t’il vraiment ?

La limite que je placerai entre les deux et le fait de s’attaquer à des innocents, ce que ne fait à aucun moment V dans cette adaptation on ne peut plus réussie.
Le film ne fait d’ailleurs que reprendre à son compte un article oublié de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 :
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
Une phrase que certaines élites devraient méditer.

Bref un magnifique brûlot anarchiste hélas atemporel.


Turquie for ever !

“Turquie sans fatigue” qu’ils disaient. On aurait du se méfier. La puce aurait du comme qui dirait nous gratter l’oreille. Remarque que la méprise a été vite dissipée. A la vue du groupe à l’issue des formalités de douanes plus aucun doute n’était permis. Nous étions bel et bien tombé dans un traquenard. Pris au piège les 2 baroudeurs. 2 sacs à dos au pays des roulettes.
Un papy la tremblotte (fort sympathique au demeurant) avec sa cane et sa femme, une mère de famille azimutée avec ses deux marmots, un marocain caméscope vissé à la main qui ne l’éteindra que revenu à Paris deux semaines plus tard, sa fatma le suivant comme son ombre, l’appareil photo à la main, j’en passe et des meilleurs.
“Marmara, Turquie sans fatigue !” Notre guide nous attendait un panneau à la main. Le point de ralliement accompagné du cri de guerre ! “Marmara », le mot était lâché ! Nous étions tous devenus pour la durée de l’aventure des Marmara ! Et Jésus se leva et dit “Marmara !” Les 35 apôtres le suivirent comme un seul homme…
Touriste de groupe c’est un métier à part. Ca demande des qualités. C’est pas donné à tout le monde. Avoir besoin d’une heure et demi tous les matins pour être prêt. Ne pas aller à gauche à droite tant que la guide ne l’a pas dit, écouter attentivement toutes les digressions de la guide dans le bus et avoir l’air intéressé, faire des photos à la pause photo même s’il n’y a absolument rien à voir, poser des questions stupides ou incompréhensibles à longueur de journée, avoir du mal à marcher plus de 500 m par jour, acheter des souvenirs où et quand on vous le dit, même si c’est plus cher qu’ailleurs, être capable de s’empailler si on vous pique VOTRE place dans le bus, ne pas avoir envie d’aller faire un tour le soir, se méfier de l’autochtone rôdant, prêt à vous sauter dessus au moindre écart.
Elle avait raison la guide de se méfier, le turc est fourbe. Elle savait de quoi elle causait, elle est turque !!
Rassemblant toutes nos forces et bravant les interdits au mépris de danger, nous nous sommes, ayant perdu je le reconnais le sens commun, aventurer dans les rues le soir. Pas une seule agression ou tentative, pas d’ombre planant sur nous, pas de rôdeurs patibulaires et mal embouchés, pas un même un petit regard en coin.
Franchement, la Turquie n’est plus ce qu’elle était. On ne peut vraiment plus se fier à rien.
Faire un voyage en groupe c’est un peu comme jouer à “Jacques a dit” :
– La guide a dit “regardez à gauche la statue d’Attaturk !”
– Ouah comme c’est beau !!!
– La guide a dit “regardez à droite on voit la mer !”
– Ouah comme c’est beau !!! (faut préciser qu’à ce moment la seule vue disponible en catalogue est une vue serrée sur des immeubles de 5 étages dans une zone résidentielle mais ne chipottons pas. Ce doit être un piège alors Ouah, comme c’est beau !!
– Et t’as vu comme il beau le paysage sur la gauche avec le paysan faisant son café au feu de bois au milieu de ses moutons ?
– T’es fou ou quoi, elle a pas dit “la guide a dit ». On va se faire engueuler !! Et madame, il a regardé à gauche alors que vous aviez rien dit. T’as un gage !!
Aller faire la conversation à la marocaine pendant un quart d’heure…
Bref, les deux débutants en touriste de base que nous étions ont vite été largués. Décrochés les baroudeurs. Dépassés par les évènements. Deux vrais cancres. Nous avons d’ailleurs été vite relégués à la seule place qui convenait au manque évident de motivation dont nous faisions preuve : le fond de la classe à côté du radiateur, autrement dit, la banquette arrière sur le moteur.
Et là c’est le cercle vicieux, l’engrenage infernal. Plus tu es au fond, moins tu écoutes. Faut dire qu’au dessus du moteur, tu chopes les informations comme qui dirait par intermittence, au grès des accélérations ou ralentissements de la machine. Au bon vouloir de Gengis, notre bon chauffeur. Celui qui rit mais qu’en turc. Jamais avec le français. Question de bienséance probablement. Moins tu écoutes plus t’es dissipé, plus la connerie te vient, plus les conneries sortent, plus les autres te lancent des regards noirs. Plus tu t’enfonces. La déchéance. Pas facile tous les jours la vie de cancre. Je vous le dis.
Je vous passe le récits des visites toutes plus intéressantes les unes que les autres. Mais il faut quand même que je vous dise que nous avons visité le parc où la Vierge Marie, la vraie, pas celle de Lourdes, a succombé dans les années… il y a longtemps. Pas bêcheuse la drôlesse. Elle a laissé des pleins wagons d’eau qui fait du bien. T’appuies sur le robinet et t’as plus qu’à te servir en eau miraculeuse. Du pur jus de vierge en quelque sorte, d’excellente qualité. Première pression à froid… Une vraie potion magique. Un truc à mettre sur la paille tous les marabouts et autres rebouteux des bas quartiers.
Faut quand même qu’elle fasse gaffe la vierge. Vont finir par s’énerver les gars. Je sais que le bruit court qu’elle aurait quelques relations solides dans le show business du divin mais quand même. Je serais elle, je me méfierai.

Enfin voilà, ne me demandez pas comment c’était la Turquie, je ne l’ai pas vue.
Je suis incollable ou presque sur l’empire ottoman, l’empire byzantin, les seldjoukides et autre hittites. Mais pour ce qui est des turcs, faudra que je refasse un autre tour. “Turquie chez les Turcs ! ».

J’allais oublier. Le seul mot que l’on a appris : Sherefe ! A la vôtre !

PS : Un grand merci à Jocelyne et Denis, Laurence, Hugues et, last but not least, Anne-So.


Le chanteur de Tango
de Tomas Eloy Martinez.

Un doctorant new-yorkais, parti pour Buenos Aires à la recherche d’un mystérieux chanteur, Julio Martel, qui n’a jamais enregistré de disques.
C’est surtout une déclaration d’amour à Buenos Aires et au tango sur fond de crise du début des années 2000.
A lire absolument !



Je suis en train de regarder la retransmission des débats de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Outreau.
Cette commission entend aujourd’hui la position des journalistes et notamment celle des représentants des chaînes TF1 et France 2.
Quel arrogance ! Quel suffisance !
Aucune erreur de commise ou si peu ! Il balaie d’un revers de main l’idée de création d’un conseil supérieur permettant, à l’image du conseil de l’ordre des médecins, de la magistrature ou des avocats, de rappeler à l’ordre voir de sanctionner tout dérapage médiatique dans certaines affaires.
Etant encore journaliste, je suis toujours étonné des certitudes affichées dans cette profession. De son incapacité à se remttre en cause et à reconnaître ses erreurs,et surtout à assumer l’impact incroyable et donc les conséquences que peuvent avoir la diffusion d’un sujet à la télévision.
Des donneurs de leçon qui après un tel fiasco continuent d’afficher une telle morgue.
“Le droit de réponse existe à TF1. Il faut reconnaître qu’ils sont rares et peut-être que vous ne les avez pas remarqués parce que ces journeaux de TF1 se tiennent assez bien !”
Avons nous eu des demandes de droit de réponses sur France 2 ? Non !

“Encore une fois, j’aimerai que l’on me prouve où est cette pression médiatique dans cette affaire…
Il n’y a pas une super médiatisation par rapport à d’autres dossiers…
Pression médiatique dans Outreau, je suis assez sceptique…”
Dominique Verdheilan-France 2.

De deux choses l’une, soit ces braves gens nous prennnent pour des cons, soit ils vivent dans une telle bulle, si loin des réalités, qu’ils ne se rendent plus compte de rien.

1500 personnes font tous les ans en France 4 mois et demie de prison en préventive avant de bénéficier soit d’un non-lieu, soit d’un acquitement.

J’ai aimé l’intervention de Gilles Balbastre. Ancien journaliste, aujourd’hui réalisteur de documentaire et journaliste au monde diplo qui s’offusque de la partition qu’ont jouée les médias au début de l’affaire jusqu’au procés.
Quel journal, à part la Voie du Nord et le journal Soir 3 de France 3 a reconnu s’être trompé et présenté ses excuses ?
La Voie du Nord a fait une Une dessus et Soir 3 une édition spéciale. Grace leur soit rendue.

Réponse d’une journaliste de presse écrite à une interrogation à propos de la loi qui interdit de citer les noms et prénoms des mineurs protagonistes d’une affaire :
“J’étais informé (de l’existence de cette loi) mais j’ai suivi le mouvement ».
“mais partir du moment où certains le faisaient et pas d’autres les lecteurs n’y comprennent plus rien.”
Tout est dit. Nous n’avions pas forcément la volonté d’aller aussi loin mais vous comprenez bien que l’on fait ça pour le public. C’est lui qui nous demande d’aller aussi loin.
Evidemment, comment ne pas y avoir penser plus tôt ? Comment avoir pu penser la moindre seconde que les journalistes pouvaient être dans l’erreur ?


Fin del mundo pour une fin de voyage…

“Fin del mundo” surnom donne a la terre de feu (region d’Ushuaia) ne veut pas dire fin du monde mais bout du monde. Qu’on se le dise.
J’etais en train de penser, ca y est, nous sommes tout en bas. Quelle drole d’idee sur une terre spherique. Decretons a l’instar de Dali Ushuaia centre du monde ! Finalement, on ne fait que tourner autour de son nombril. Voyager, c’est juste changer le decors autour de son nombril pour pouvoir mieux continuer a tourner autour. Sinon pourquoi se faire prendre en photo dans des decors extraordinaires a l’autre bout de la planete ? Une photo du decors ne serait-elle pas plus interessante ? Qui cela interre t’il de voir des portraits de voyage plus ou moins bien realises du voyage des autres ? Des gens avec lesquels nous avons fait de la marche sur glacier n’ont pas fait une seule photo du glacier sans apparaitre dessus. Sommes nous plus importants a montrer au retour que le cadre du voyage ? Quel interet a part de permettre de dire une fois rentre “regardez, mon nombril y etait !”
Mais fi de ces delires philosophiques certainement dus a une ingestion trop importante de viande et revenons a nos moutons ou plutot a nos pingouins.

Je serai moins dythirambique aujourd’hui, non pas que le voyage soit moins beau, loin de la, mais on sent l’ecurie. Demain est notre dernier veritable jour pour en profiter. Apres on a trois jour de voyage pour remonter sur Buenos Aires et prendre l’avion du retour pour etre de retour en France vendredi. Snif!
Mais en attendant, la journee a quand meme ete fort belle.
On est arrive hier a Ushuaia par avion. Et oui, on a du renoncer a nos celebres traversees en bus pour cause de manque de place. Nous avons donc traverse le detroit de Magellan par les airs. Petit vol d’a peine 3/4 h. L’arrivee sur Ushuaia est pour le moins epoustoufflante. On survole le bout de la cordiliere des Andes et tout a coup, on tombe sur la Baie d’Ushuaia, au pied des montagnes. Le seul soucis c’est qu’il faut passer d’une altitude assez consequente au niveau de la mer en tres peu de distance. On a donc eu droit a une descente vertigineuse agrementee de grands virages au dessus de la mer pour finalement aterrir sur le petit aeroport ensoleille.
Pas super fier dans l’avion au moment de la descente.
Ushuaia est un charmant petit port ou l’on sent bien qu’on est au bout du monde (moins de 1000 km de l’antarctique). On s’est fait une petite balade sur le canal de Beagle qui separe l’Argentine du Chili avec une escale sur une ile sanctuaire des pingouins. Endroit tres protege de l’afflut des touristes. En fait une seule des nombreuses boites a touristes qui arrivent par catamarans entiers aux abords de l’ile a le droit d’y faire debarquer un tout petit nombre de passagers. Une vingtaine par jour. On a reussi a faire partie du lot. Youpi !
Pouvoir approcher a force de patience et de silence a moins de 2 m de ces bestioles etait vraiment magique. Faut reconnaitre en plus que les volatiles sont plutots marrants. Ils braient comme des anes, etonnant. Marrant aussi de les voir se poursuivre de leur demarche de grosse dondon balancant son popotin de droite a gauche a chaque foulee.
On a aussi eu droit a de grands moments lorsque des albatros ont eu la bonne idee de venir planer pres du bateau. Quel vol, quelle grace.
Enfin, encore une tres belle journee, un peu frisquette mais neanmoins tres agreable.
Demain, on essaye d’aller voir des elephants de mer si le temps le permet et de visiter le parc national de la region.
Voila, c’est fini pour cette fois. La prochaine fois ce sera de vive voie que nous nous parlerons.
J’espere vous avoir donné envie de venir ici car outre les paysages magnifiques, les gens sont adorables. Tout le monde a ete d’une gentillesse absolue. J’y reviendrais certainement. Avis aux amateurs !
Je vous embrasse tous et a bientot.


Argentina : l’aventure continue

Salut les gringos et les gringosa,

Voici la suite des aventures des deux touristos aux pays des mangeurs de viande.
Je ne vais pas vous en remettre une couche mais pour commencer je dois vous dire qu’on s’est fait eclater la panse avec une grillade d’agneaux (je mets agneau au pluriel car il devait y en avoir plusieurs). C’est la specialite du coin (sud du pays). Mais j’arrete la.
La cordilliere des Andes, on en revait, on y est !
On a passe deux jours dans la Suisse Argentine, au coeur des Andes (Bariloche pour ceux qui veulent voir sur une carte). Memes decors, memes petits chalets, meme chocolat. Ya que l’accent qui change. Vraiment surprenant. C’est aussi un repere pour tous les routards nouvelle vague. Imaginez la Suisse envahie de routards hippies. Savoureux melange non ?
On a passe une journee a faire une boucle de 400 km, moitie route, moitie piste, appelee “la routa de los 7 lagos ». Une merveille. Un periple dans les contreforts andins entre montagne et foret ou vous vous retrouvez au detour d’un virage nez a nez avec un lac de montagne de plusieurs kms de long.
Feerique. Un seul de ces lacs aurait ete indique comme valant le detour dans n’importe quel guide de n’importe quel pays. Ici, ils ont eu la bonne idee d’en mettre 7. 7 lacs qui s’egrennent au long de cette route. Quel decors ! Grandiose ! Somptueux ! L’Argentine est vraiment le pays de la demesure. Demesure dans les distances (plus de 4000km de long) donc demesure dans les deplacements, la moindre etape et c’est 20h de bus. Demesure dans la viande, un steack ici, c’est 1/2 kg de viande. Ou nous mettons un lac, ils en mettent 7. Les glaciers font 500 km de long. Bref, tout est grand.
Pour finir cette balade : arrivee dans la pampa en fin de journee, plaine de dizaine de kms de large avec en toile de fond la cordilliere des Andes eclairee par le soleil declinant dans un ciel bleu… Feerique.
Je sais les grincheux diront : “Halte aux superlatifs ! Il en fait trop !” Ils n’ont qu’a venir ici les grincheux. Ca les degrincherisera. Ils verront bien.
J’y peux rien si tout est grandiose, si chaque jour est un nouvel enchantement. On pense avoir vu le plus beau et hop, la fois suivante, c’est aussi beau, et different.
Maintenant cap au sud sur une route parait-il mythique par ici. La route 40.
Elle s’eloigne peu a peu des Andes pour traverser la pampa andine. On croise ca et la des troupeaux de vaches, de moutons, de cheveaux, d’autruches. Je savais pas qu’elles poussaient par la ces bestioles. On a croise aussi nos premiers lamas. Et une quantite de rapaces. Ils doivent attendre que l’on passe cul par dessus tete. Peuvent toujours attendre. J’ai pas prevu de finir en casse croute pour volatiles. Pas aujourd’hui en tout cas.
Je ne sais pas si elle est mythique cette route mais elle est sacrement defoncee. Ce n’est d’ailleurs pas une route mais une piste de plus de 1000 km.
On est coince dans ce que Nico appelle notre boite a sardines. Manque que l’huile. C’est la que tu reve d’avoir les epaules moins larges ou de pourvoir vivre de profil comme les egyptiens. En tout cas, apres 30h de ce traitement, notamment la nuit passee dans ce shaker, elles sont plus bien fraiches les sardines. On serait plutot du genre l’oeil vitreux et les nageoires en berne…
Mais c’est pour la bonne cause. On vient de passer trois jours au coeur du parc des glaciers. Au programme trekking sur glacier, escalade de falaise de glaces et le clou du spectacle, la visite au Perito Moreno, le maitre des glaciers. 5 km de large, 80 m de haut au dessus du lac dans lequel il se jette. Je ne vous en dis pas plus. C’est tellement extraordinaire que les gens restent juste devant, silencieux a le contempler. Mais, c’est loin d’etre calme. Ca gronde, ca craque, des bloques plus ou moins gros se detachent en permanance et viennent s’ecraser dans l’eau comme au ralenti, dans d’immenses gerbes. Vous avez du voir ca en voyant des images d’icebergs a la tele. Ceux qui n’ont pas la patience d’attendre les photos peuvent toujours aller voir sur Internet. Le Perito Moreno.
J’ai encore plein de choses a vous raconter mais je vais m’arreter la. Je vous trouve deja bien courageux d’etre arrive jusque la, a suporter que je vous mettent l’eau a la bouche alors que vous etes coinces dans votre hiver.
On part tout a l’heure pour ce qui est la derniere etape de notre voyage avant la remontee sur Buenos Aires : Ushuaia. Le bout du monde.
Je vous embrasse tous tres fort. Vous envoie tout le soleil possible et un peu de poussiere. Il n’y a pas de raison qu’on soit les seuls a en manger toute la journee.
A tres bientot.


Argentina

Salut les filles,

Fist of all, veuillez ne pas raler sur le fait qu’il n’y a pas d’accent et que de temps en temps un q viendra prendre la place du a, clavier spaniol oblige.

Une semaine qu’on est la et deja l’impression d’etre parti depuis des mois.
Depaysement total.
Premiere bonne suprise, on a beau etre en janvier, il fait 30 a l’ombre, quand on arrive a en trouver. On passe nos journees en shorts, tee shirts, lunettes de soleil vissees sur le nez, a l’aise dans nos tongs.
Deuxieme surprise : Dans ce pays, les gens s’enfilent de la viande comme nous les… glaces rhum raisins (avec pas trop de supplememt chantilly sinon c’est un peu trop lourd et t’as plus vraiment le gout). Je vous parlais donc de cette viande. Une viande mes amis ! Une viande juteuse, une viande fondante, une viande avec un gout… j’ai pas les mots. Faut viendre et gouter. Et une quilmes bien glacee pour arroser tout ca. En bouteille de 1 litre sinon t’as pas assez !
Plutot que de se bqttre pour arreter les guerres, feraient mieux de se battre pour que toute la planete puisse manger cette viande. Et puis le ventre plein, t’as plus envie d’y aller a la guerre.
Sus au prix Nobel de la paix ! Vive le prix Nobel de la viande ! Un prix Nobel de la viande, ca aurait de la gueule non ? Le president argentin viendrait cherche son prix (accorde a l’unanimite du jury) une serviette autour du cou.
J’imagine d’ici le grandiose de la scene.
Mais je m’egare. L’Argentine c’est aussi Buenos Aires (BsAs), vieille superbe, agreable, enorme tout en gardant taille humaine. Avec son quartier bariole de la Bocca, quartier ou le dieu argentin, Diego Maradona a fait ses debuts. Une petite enseigne y signale d’ailleurs que si Pele est le roi, Dieu est argentin…
Il y a aussi le quartier San Telmo avec son atmosphere un peu passee, presque nostalgique. On y sent les fastes d’un passe qui du etre beau. C’est devenu le quartier des antiquqires, du cinema et du tango (cliche quand tu nous tiens). En meme temps, se tapper des milliers de km et ne pas avoir droit a un petit cliche de temps en temps, c’est gache ! Deja qu’on essaye d’eviter le look neuneu : bermuda a fleurs avec le tel portable en bandouliere, l’appareil photo dans une main et le guide du routard dans l’autre.
Enfin, on s’eloigne du sujet qui etait San Telmo. Je vous disais donc tout le bien que je trouvais a ce quartier aui a la bonne idee d’abriter le Desnivel, petit resto sympa ou on vous sert les meilleures parillas de BsAs (viande grillee a la maniere de par ici). Faut vraiment que j’qrrete avec cette viande, vous allez croire que je suis devenu came. Remarque…
Enfin, apres BsAs, 18h de bus pour remomter au nord et visiter les restes des missions jesuites en pays guaranis. Ceux qui ont vu le superbe film “Mission” comprendront, les autres ont qu’a se le louer, le telecharger (Bouh les pirates), ou rester ignards. C’est leur probleme. La troisieme solution coute moins cher et est assez repandue. On a surtout vu les somptueuses, le mot est faible, chutes d’Iguazu, sur la frontiere avec le Bresil et le Paraguay. Si vous passez par la, n´hesitez pas a passer au Bresil pour les voir de la bas, c’est enorme ! Cote bresilien, pour voir l’ensemble, cote argentin pour voir les details. Faut dire que le site est grandiose. 275 chutes sur 2,5 km, 72 m de haut (niagara ne font que 47 m, des nains!) sur plusieurs niveaux qui se jettent les unes dans les autres au milieu de la jungle. C’est epoustouflant.
Vous n’echapperez pas aux photos a mon retour. Et si vous etes sages, matinaux et silencieux, et que vous acceptez de marcher quelques kms en foret sans guide et troupeau de neuneus, vous pourrez admirez des toucans. Cerise (a gros bec) sur le gateau.
On a depuis tourne la page Jungle Fever pour se tapper deux jours de bus et traverser la pampa. La pampa, pour ceux qui n’ont jamais vu de photo, c’est comme la beauce, en plus grand, avec les champs de colza en moins et les touffes d’arbustres ou d’herbes en plus. Ca pourrait etre chiant mais allez savoir pourquoi, c’est beau.
Nous voila donc dans la cordillieres des Andes. Au programme, ballade en montagne, trekking sur glacier et ballade en bateau. Apres descente sur Ushuaia pour remonter a BsAs et rentrer a la maison (snif). Mais nous n’en sommes pas encore la. Il nous reste une dizaine de jours des kms de bus et quelques bouchees de viande par ci par la…

Je vous embrasse tous.
Pofitez bien de l’hiver bande de veinards !!!
Hasta luego,
W.

PS : On a repere un resto pour ce soir ou on mange parait-il les meilleures parillas d’Argentine. On vous dira…