57 jours 13 heures 34 minutes et 6 secondes
20 janvier 2008

Un tour de force pour un tour du monde.
Un talent de marin exceptionnel qui n’a d’égal que son humilité. Joyon vient de boucler avec panache son tour du monde en solitaire sans escale en multicoque. Il était déjà le premier marin à avoir réussi cet exploit, en 2004, avant de voir son bateau se fracasser sur les rochers un fois la ligne franchie. L’année suivante, Ellen MacArthur lui raffle le trophée pour une journée. Qu’importe.
Avec 14 jours de moins au compteur, Il vient de récupérer son bien, et de quelle manière.
Loin du tapage médiatique et dans une indifférence quasi générale il a simplement remis les pendules à l’heure.
La victoire de Joyon c’est aussi celle d’un bateau propre :
« J’avais des appareils qui dépensaient le moins possible. Un bateau, c’est comme une île et comme la planète : il faut protéger l’environnement mais aussi d’abord moins consommer les énergies non-renouvelables. Ca a très bien fonctionné, avec mes batteries toujours chargées à fond. Le bilan est extrêmement positif : 20 kg d’éolienne, 20 kg de panneaux solaires et 15 litres de méthanol pour la pile à combustible, c’est beaucoup plus léger qu’un moteur et tous ses litres de carburant. Et c’est une satisfaction de faire ça dans un bon esprit, en essayant d’avoir l’impact le plus réduit possible sur la planète. »
Il revient avec dans ses soutes ses déchets de 57 jours de mer.
N’oublions pas l’homme de l’ombre, le complice de longue date : Jean-Yves Bernot, le routeur (assistance météo) sans qui cet exploit n’aurait certainement pas eu la même ampleur.
“En mer il n y a pas de limites aux rêves…”
Bravo Francis et merci.


Nouvelle Orléans
Argentine