V comme Vendetta ou l’éloge de la résistance.
5 mai 2006
Comme son titre ne l’indique pas ce film n’est pas simplement une histoire de vengeance.
Dans l’Angleterre du 21è siècle d’après conflit mondial, un commandeur maintient la population dans une soumission et une ignorance qui n’a d’égal que la force de sa répression. Seul un justicier masqué décide de résister et d’entraîner le peuple dans cette résistance. Tirée de la bande dessinée du même nom écrite dans les années 80 en réaction au Thatcherisme triomphant cette fable nous rappelle quelques principes que l’on a un peu trop souvent tendance à oublier :
– Ce n’est pas au peuple d’avoir peur de son gouvernement, mais l’inverse.
– Le besoin de sécurité ne peut justifier d’abandonner sa liberté.
– La liberté n’est pas acquise. Il faut se battre pour l’obtenir et la conserver.
– Le recours à la violence est parfois légitime.
Pas étonnant que le gouvernement américain l’ait considéré comme abjecte car faisant l’apologie du terrorisme. Il confonde aisément terrorisme et résistance. Les confonde t’il vraiment ?
La limite que je placerai entre les deux et le fait de s’attaquer à des innocents, ce que ne fait à aucun moment V dans cette adaptation on ne peut plus réussie.
Le film ne fait d’ailleurs que reprendre à son compte un article oublié de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 :
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
Une phrase que certaines élites devraient méditer.
Bref un magnifique brûlot anarchiste hélas atemporel.


Nouvelle Orléans
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